Chers amis et bienfaiteurs,
La providence divine a permis que le palais épiscopal de Mgr Jean-Baptiste du Plessis d’Argentré (1720-1805) devienne une école. Ce n’est que justice… Car si tous les élèves se souviennent un jour ou l’autre d’avoir pu réaliser un joli dessin avec des crayons de couleur, ils le doivent un peu au mécénat de notre courageux évêque. C’est lui qui le premier a décelé le talent remarquable de l’un de ses fidèles et administrés : Nicolas-Jacques Conté (1755-1805), inventeur des célèbres crayons du même nom.
Celui-ci dessinant sans autre instrument qu’un charbon de bois et peignant avec des couleurs qu’il fabriquait lui-même, trouva dans l’évêque de Séez et la supérieure de l’hôpital, Mme de Prémesle, des soutiens qui l’encourageant à peindre divers sujets religieux, dont les célèbres peintures de la chapelle de l’hôpital. Il n’avait alors que quatorze ans…
Si le génie extraordinaire de Nicolas Conté devait le conduire d’abord à Paris, puis à la suite de Napoléon en Égypte (1798-1801), ses qualités le firent rappeler à la capitale, pour exercer ses talents de dessinateur, mais aussi de graveur, chimiste, physicien, ingénieur d’armement, fabriquant d’aérostats, télégraphe, … entre autres !
Les demoiselles d’Argentré, n’ont peut-être pas toujours conscience lorsqu’elles poussent les portes de leur école, de pénétrer dans un lieu chargé d’histoire. Mais dans cette remarquable école de jeunes filles, attachant beaucoup d’importance à l’enseignement de toutes les matières, qu’elles soient bien certaines que l’Église a toujours été amie des lettres, des arts et des sciences, et qu’elles sont au bon endroit pour étudier…
Abbé Arnaud de Boisse
Président délégué de la Fondation Kephas Référent écoles pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre





